Instrument de mesure de la force d’adhésion cellulaireest un instrument spécialisé qui mesure avec précision les forces d’interaction entre les cellules et un substrat, avec d’importantes applications en biologie cellulaire, en génie biomédical et dans des domaines connexes. En mesurant précisément ces interactions, il aide les chercheurs à comprendre le comportement cellulaire et les mécanismes pathologiques et à mettre au point de nouveaux traitements. Par exemple, le système CellHesion 200 de la société allemande JPK mesure les interactions cellule–cellule et cellule–substrat, quantifie l’élasticité des cellules et leur réponse à une pression mécanique externe, et fournit des résultats quantitatifs à l’échelle de la cellule unique avec une précision monomoléculaire. Sa méthode innovante fournit des données de haute qualité pour l’étude des interactions cellulaires, et son logiciel détermine automatiquement les principaux paramètres liés à la force d’adhésion cellulaire.
I. Préparation de l’expérience
Sélection de la protéine matricielle
Choisir une protéine matricielle adaptée à l’objectif de la recherche, telle que le collagène, la fibronectine ou la laminine. La préparer dans du PBS à une concentration appropriée, par exemple 2-10μg/mL, puis en revêtir uniformément le fond d’une plaque d’essai, telle qu’une plaque de 96 puits. Incuber toute la nuit à 4°C ou pendant 1-2 heures à 37°C pour immobiliser la protéine.
Blocage des sites de liaison non spécifiques
Bloquer la plaque d’essai à température ambiante avec 1%BSA (albumine sérique bovine) ou 10% de sérum bovin fœtal pendant 30 minutes à 1 heure afin de réduire l’adhésion cellulaire non spécifique.
Préparation des cellules
Sélectionner des cellules en phase de croissance logarithmique, les digérer à la trypsine, les recueillir par centrifugation et les remettre en suspension dans un milieu sans sérum. Régler la concentration cellulaire à 5×10⁴-5×10⁵/mL selon le type de cellules.
II. Configuration de l’instrument
Étalonnage du capteur
Conformément au manuel de l’instrument, étalonner le capteur de force à l’aide d’un échantillon de référence, tel que des cellules ou un matériau dont la force d’adhésion est connue, afin d’assurer la précision des mesures, avec une résolution habituelle de 0.1nN.
Réglage des paramètres
Temps de contact : régler la durée de contact cellule–matrice selon l’expérience, par exemple 5, 10, 15, 20 ou 25 minutes.
Vitesse de retrait : régler la vitesse de retrait de la sonde, par exemple à 1μm/s, afin de garantir la stabilité de la mesure dynamique.
Maîtrise de l’environnement : si l’instrument comprend un module de contrôle environnemental, régler des paramètres tels qu’une température de 37°C et une teneur en CO₂ de 5% afin de simuler les conditions physiologiques.
III. Manipulation et ensemencement des cellules
Ensemencement des cellules
Ajouter la suspension cellulaire à la plaque d’essai pré-revêtue de protéine matricielle, à raison de 5000-1×10⁵ cellules par puits selon la taille de la plaque, et utiliser 3-5 puits répliqués afin de réduire les erreurs.
Incubation
Incuber la plaque d’essai pendant la durée indiquée dans un incubateur thermostaté à 37°C et 5% de CO₂, afin de permettre l’adhésion complète des cellules.
IV. Mesure
Élimination des cellules non adhérentes
Après l’incubation, laver délicatement la plaque d’essai 2-3 fois avec du PBS préchauffé afin d’éliminer les cellules non adhérentes.
Fixation des cellules (facultative)
Pour un stockage prolongé ou une coloration ultérieure, fixer les cellules dans du paraformaldéhyde à 4% pendant 15-20 minutes, puis les laver avec du PBS.
Démarrage de la mesure
Méthode mécanique : abaisser la sonde creuse jusqu’à ce qu’elle touche la surface cellulaire. S’arrêter lorsque la force mesurée atteint le seuil défini, par exemple 50nN. Après la durée de contact indiquée, retirer la sonde à la vitesse définie, par exemple 1μm/s, sur une distance de 60μm et enregistrer la courbe force–déplacement.
Méthode par fluorescence : lorsqu’un marquage fluorescent est utilisé, mesurer l’intensité avec un lecteur de microplaques à fluorescence — par exemple, pour un marquage à la calcéine, à une longueur d’onde d’excitation de 488nm et une longueur d’onde d’émission de 520nm. L’intensité de fluorescence est proportionnelle au nombre de cellules adhérentes.
Microfluidique : appliquer dans un microcanal une force de cisaillement, par exemple 0.5-5 dyn/cm², afin de simuler le flux physiologique et de surveiller en temps réel la dynamique de l’adhésion cellulaire.
V. Enregistrement et analyse des données
Extraction des paramètres essentiels
Extraire de la courbe force–déplacement la force d’adhésion maximale, le temps d’adhésion, la surface d’adhésion et d’autres paramètres, ou calculer le taux d’adhésion à partir de l’intensité de fluorescence selon la formule : taux d’adhésion = (OD du groupe expérimental / OD du groupe d’adhésion maximale) × 100%.
Analyse statistique
Utiliser un logiciel tel que GraphPad Prism pour effectuer une ANOVA, calculer l’écart-type et le coefficient de variation, puis vérifier la significativité statistique avec p<0.05.
Visualisation
Tracer les courbes de la force d’adhésion en fonction du temps, les histogrammes du taux d’adhésion et d’autres représentations, puis les associer à des images microscopiques, telles que des colorations au violet de cristal ou au Giemsa, afin de présenter clairement les résultats.
VI. Nettoyage après l’expérience
Nettoyage de l’instrument
Nettoyer les sondes, boîtes de culture et autres composants avec de l’eau désionisée ou un nettoyant spécifique afin que les résidus n’altèrent pas l’expérience suivante.
Arrêt de l’instrument
Arrêter successivement le module de contrôle environnemental, le module optique et le système logiciel, puis couper l’alimentation.
Sauvegarde des données
Enregistrer les données brutes sur un disque local ou dans un stockage en nuage et créer un compte rendu d’expérience assurant leur traçabilité.