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Préparation d’un bioréacteur à pulsation de liquide céphalorachidien avant utilisation

Mise à jour : 2025-06-22Vues : 498
  Bioréacteur à pulsation du liquide céphalorachidienest un équipement de laboratoire avancé destiné à la recherche biologique et médicale. Il simule des conditions physiologiques telles que la pulsation du liquide céphalorachidien afin d’offrir aux cellules ou tissus des conditions de culture proches de l’environnement in vivo. Son principe fondamental consiste à cultiver les cellules ou tissus sur une matrice artificielle perméable aux gaz, poreuse et élastique, puis à favoriser leur croissance et leur développement en simulant des sollicitations physiologiques telles que le mouvement articulaire, la pression et le cisaillement du fluide. Cette simulation aide à étudier le comportement cellulaire dans des conditions physiologiques précises ainsi que les mécanismes d’apparition et de progression des maladies.
  Bioréacteur à pulsation du liquide céphalorachidienPréparation avant utilisation :
  I. Inspection et étalonnage de l’équipement
  Inspection du matériel
  Essai du système de pression : vérifier que l’entraînement pneumatique ou hydraulique fonctionne normalement, que la pression de sortie est stable et qu’il n’y a aucune fuite.
  Étalonnage du capteur : étalonner le capteur de pression à l’aide d’un manomètre de référence afin de garantir la précision de la mesure, par exemple avec une erreur inférieure ou égale à ±0.5%.
  Vérification de la régulation thermique : confirmer que le module thermostaté maintient 37°C pour simuler la température du corps humain et vérifier l’uniformité du chauffage.
  Inspection du circuit fluidique : s’assurer que les tubes, les chambres et les vannes ne présentent aucune obstruction ni bulle susceptible d’altérer la dynamique du fluide.
  Réglages du logiciel et des paramètres
  Définition des paramètres de base : prérégler selon l’expérience la fréquence de pulsation, par exemple 1 Hz pour simuler la fréquence cardiaque, l’amplitude de pression, par exemple 5-15 mmHg, et la durée du cycle.
  Essai de simulation : effectuer un essai à vide et vérifier que la forme d’onde de pression correspond aux caractéristiques de la pulsation physiologique, par exemple une onde sinusoïdale ou carrée.
  II. Préparation de l’environnement de culture
  Technique aseptique
  Stérilisation : stériliser à l’autoclave les chambres du bioréacteur, les tubes et les éléments en contact avec la culture, par exemple à 121°C pendant 30 minutes, ou les exposer aux ultraviolets.
  Poste de sécurité : charger les échantillons et changer le milieu dans une enceinte de sécurité biologique de classe II afin d’éviter toute contamination microbienne.
  Milieu de culture et suppléments
  Liquide céphalorachidien simulé : lorsque du liquide céphalorachidien réel n’est pas disponible, préparer une solution saline isotonique, telle que la solution saline équilibrée de Hank, ou une formulation personnalisée contenant du glucose, des électrolytes, des protéines et d’autres composants.
  Ajout de sérum : ajouter selon les besoins du sérum bovin fœtal (FBS, généralement 5%~10%) ou du sérum autologue. L’inactiver préalablement par chauffage à 56°C pendant 30 minutes afin d’éliminer l’interférence du complément.
  Environnement gazeux : utiliser un mélangeur pour régler les concentrations de CO₂ (5%) et d’O₂ et maintenir le pH à environ 7.4.
  III. Préparation et chargement des échantillons
  Préparation des cellules ou des tissus
  Cellules neurales :
  Isoler des cellules neurales primaires ou décongeler des cellules souches telles que des NSCs, puis ajuster la densité, par exemple à 1×10⁶cells/mL.
  Revêtir le fond de la chambre d’un gel de matrice extracellulaire tel que Matrigel afin de simuler l’environnement de la membrane basale in vivo.
  Fragments de tissu :
  Découper des tranches de moelle épinière ou de tissu cérébral d’environ 1~3 mm d’épaisseur et confirmer leur viabilité, par exemple par coloration Live/Dead.
  À l’aide de pinces stériles, fixer le tissu sur un support ou un matériau poreux afin d’éviter qu’il ne flotte ou ne subisse des dommages mécaniques.
  Préconditionnement dynamique
  Chargement progressif : commencer par perfuser le milieu à faible débit, par exemple 0.1 mmHg/min, afin que les cellules ou les tissus s’adaptent à l’environnement fluidique, puis augmenter progressivement jusqu’à la pression cible.
  Observation de la stabilité initiale : surveiller l’adhésion cellulaire ou le déplacement du tissu pendant les 2 premières heures et ajuster, si nécessaire, la méthode de fixation.
  IV. Exigences d’utilisation et précautions
  Éviter l’introduction de bulles
  Avant la perfusion, dégazer le milieu par filtration sous vide ou agitation ultrasonique afin d’éliminer les bulles susceptibles de perturber la transmission de la pression ou d’endommager les cellules.
  Prévenir les contaminations croisées
  Utiliser une chambre et des tubes distincts pour chaque échantillon ; lors du changement d’échantillon, nettoyer et stériliser soigneusement le bioréacteur.
  Consignation et étiquetage
  Consigner les paramètres de l’équipement, tels que la pression et la fréquence, la composition du milieu, l’origine des cellules ou des tissus et le numéro de lot, en vue de l’analyse ultérieure.
  Préparation aux incidents
  Prévoir une alimentation électrique de secours, des capteurs de rechange et un dispositif d’arrêt d’urgence pour faire face aux pannes de l’équipement ou aux fluctuations anormales de pression.

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